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Maison bioclimatique – Architecture bioclimatique

Une maison bioclimatique ne correspond pas à un label mais à la façon dont son concepteur va chercher à l’intégrer dans son environnement et en tirer le meilleur parti, en prenant en compte l’ensemble des facteurs climatiques, environnementaux, géographiques, typologiques, etc…

maison bioclimatique La première étape pour réduire le cout énergétique de son logement est d’opter pour une architecture bioclimatique, un bon niveau d’étanchéité à l’air, (limiter au maximum les fuites de l’enveloppe) et d’utiliser de bons matériaux.

Un équipement adapté pour conserver tous les bénéfices de la construction. Double ou triple vitrage, équipement électrique correctement proportionné au bâtiment, système de chauffage économe, VMC double flux…

Avantage du bioclimatisme

« Une maison bioclimatique va utiliser à son avantage le climat et l’environnement du lieu où elle est bâtie, composer avec ce dernier et non se battre contre lui. C’est un bâtiment ou une maison passive dans lequel le chauffage et la climatisation sont assurés en tirant le meilleur parti du rayonnement solaire, de l’inertie thermique des matériaux et du sol et de la circulation naturelle de l’air.

Cet objectif est atteint simplement par une orientation plein sud et par le biais de sa conception structurelle (avant tout compacte et en évitant le plain-pied). Et non par la mise en œuvre de matériaux dits « actifs «capteurs solaires de chauffage, pompes à chaleur, ect…)».

Bioclimatique définition d’une maison bio climatique

Le logement n’a qu’une finalité : le bien être des ses occupants. Ce bien-être dépend de divers facteurs objectifs, comme la température des parois, la circulation de l’air dans l’habitat, entre autres. Des facteurs personnels interfèrent également sur le bien-être, et ils doivent être pris en compte lors de l’isolation.

Le bien-être diminue lorsqu’une différence de plus de 2°c existe entre les murs et l’air ambiant. En effet plus la différence de température est grande entre les murs et le plafond d’une pièce et l’air ambiant, plus le rayonnement froid des parois génère une sensation d’inconfort.

En conséquence, une pièce chauffée à 19°C mais aux murs à 15°C sera plus confortable qu’une pièce à 22°C mais aux murs à 12°C. Typiquement mettez vous dos à une fenêtre simple vitrage en plein hiver. Même si un radiateur n’est pas loin, vous ressentirez quand même le froid provenant de la fenêtre (=sensation d’inconfort).

Le bien-être est également tributaire des mouvements d’air dans l’habitat. Des mouvements d’air importants augmentent les échanges thermiques entre le corps et l’extérieur. En hiver, le corps humain perd d’autant plus en chaleur qu’il est exposé à des courants d’air. L’aération de l’habitat doit donc être soigneusement étudiée afin d’assurer une bonne ventilation tout en évitant des mouvements d’air inutiles. En été, par contre, l’augmentation des échanges d’air contribue à la sensation de fraîcheur.

Les principes de l’architecture climatique

L’orientation et les ouvertures

Le sud : afin de capter un maximum de lumière et de chaleur gratuite, il faut s’ouvrir au sud. C’est ce que l’on appelle les apports passifs. Contrairement à certaines idées reçues, de grandes ouvertures au sud sont bénéfiques pour le confort des habitants, à condition de savoir se protéger du rayon du soleil de l’été. Or c’est bien au sud qu’il est le plus facile de se protéger du soleil l’été. En effet, les rayons pénètrent moins dans la maison au sud qu’en hiver (voir schéma ci-dessous).

L’est et l’ouest : ces faces du bâtiment seront à étudier avec prudence et à bon escient car elles correspondent à une incidence quasiment perpendiculaire du soleil occasionnant le plus souvent une gêne visuelle ou des « surchauffes ». Bénéficier du soleil levant et du soleil couchant n’offre donc pas que des avantages. J’aurais tendance à insister sur le phénomène au couchant, attention à la surchauffe en fin de journée…

Le nord : c’est la partie la plus froide. Il faudra donc s’en protéger et limiter les ouvertures afin de minimiser les déperditions thermiques du bâtiment. Malgré tout, la lumière diffuse qu’offre une ouverture au nord peut se révéler très agréable et offrir de remarquable rendu de couleur.

apport-soleil-gratuit

Au sud, les ouvertures permettront aux pièces de vie de profiter au maximum des apports passifs. Mais il n’y a pas que les apports directs du soleil : des surfaces claires aux abords d’un bâtiment (graviers, dalles, etc.) réfléchissent sur les murs l’énergie solaire qu’elles reçoivent. Des murs aux couleurs extérieures absorbantes (ocres, bruns, tours de fenêtres en noir) emmagasineront plus de rayonnement, donc auront une température de surface plus élevée. Attention toutefois aux risques de surchauffe en été.

Exemple de répartition des pièces et la compacité

repartition-pieces-compacite

Aménager des espaces tampons au nord permet de réduire l’impact du froid et contribuera directement aux économies d’énergies et au confort des occupants.

Les pièces peu utilisées et à faible température sont à placer de préférence côté nord de l’habitat : ces » zones tampons » seront des intermédiaires isolants entre l’intérieur et l’extérieur, du côté le plus exposé au froid. La salle de bains, le garage, la buanderie, les escaliers, le cellier, les couloirs, constituent des zones tampons idéales.

Aide à la construction passive : Bio-climatisme

Concevoir une maison bioclimatique c’est trouver un équilibre entre ces trois paramètres : architecture, environnement et habitant
Une conception bioclimatique doit aussi penser au confort de vie des habitants, ainsi il faut intégrer la notion de zone tampon au nord (garage, cellier, local technique…) et zone de vie au sud.

Les apports solaires, principale source de fluctuation de température Les apports solaires, principale source de fluctuation de température

La notion de bioclimatisme peut également intégrer la présence d’énergies renouvelables pour compléter les besoins en chauffage. (Solaire thermique, puits canadien, géothermie…)

La maison passive doit fonctionner avec harmonie et s’intégrer parfaitement dans son environnement. Bien orientée, la maison capte le rayonnement solaire, et grâce à l’inertie thermique des matériaux et du sol, la maison va emmagasiner des calories, pour ensuite les diffuser par l’intermédiaire de la ventilation.

La maison doit être idéalement compacte, et sa conception doit permettre d’optimiser les apports solaires en hiver tout en maitrisant les surchauffes à la mi-saison et en été.

Contrairement aux idées reçues c’est rarement la façade sud qui est responsable des surchauffes estivales mais bien les façades est et ouest.

Le sud est responsable des surchauffes pendant les mi-saisons.

Les solutions pour se protéger du soleil sont innombrables : systèmes fixes ou mobiles, végétaux ou minéraux, accolés au bâti ou au contraire éloignés de la maison. Chaque projet se traite spécifiquement.

On peut également jouer sur la nature des sols extérieurs, différents selon les orientations pour accentuer les apports solaires réfléchis sur le sol (effet albédo) ou au contraire les limiter.

Exemple de maison performante basse consommation

Cette maison basse consommation ossature bois écologique, bioclimatique et basse consommation n’a pas coûté plus chère qu’une maison conventionnelle. Elle a coûté 140 000 euros (depuis les fondations jusqu’aux finitions). Soit 10% plus cher que ce que peut proposer un maçon pour une maison conventionnelle en agglo : 125 000 euros (non écologique et non basse consommation).

maison-performante

maison-performante-ecologique

exemple-realisation-maison performante

Comparons de plus près, cette maison BBC présente des caractéristiques « haut de gamme » pour un prix légèrement supérieur :

  • une maison en bois coûte en moyenne 10% plus cher ;
  • une maison écologique coûte en moyenne 10% plus cher ;
  • une maison basse consommation coûte en moyenne 10% plus cher.

Une maison certes un peu plus cher à l’achat mais dont l’investissement sur le long terme sera très intéressant. En effet, cette maison consomme 100 euros de chauffage par an (à proximité du littoral de la manche…).

On est loin des 1000 euros de chauffage annuel pour une maison conventionnelle, n’est-ce pas ? Donc sur une période 20 ans, cette maison performante basse consommation reviendra à moins chère qu’une maison conventionnelle (sans tenir compte de la hausse probable du prix de l’énergie qui pénaliserait encore plus la maison conventionnelle).

Analysons ce dernier exemple à travers ce graphique récapitulatif :

tableau-comparaison-maison-economique

Sur 25 ans, cette maison coûtera quasiment 20 000 euros de moins qu’une maison conventionnelle et encore bien moins chère qu’une maison BBC-RT2012 ou qu’une maison passive.  De plus, elle prendra sûrement de la valeur alors que les maisons énergivores deviendront difficile à vendre, par conséquent leur prix va s’effondrer.

Toutes les informations concernant ce type de maison (détails de l’ossature bois, plans, factures de chaque corps d’état et bien plus encore !) sont disponibles dans beaucoup de guides.

Maison basse consommation : Bâtiment Basse Consommation

label Bâtiment Basse Consommation (BBC)On obtient le label Bâtiment Basse Consommation (BBC) lorsque la consommation globale d’énergie primaire d’une maison : c’est-à-dire que les consommations de chauffage (et climatisation) + la production d’eau chaude sanitaire (ECS) + les auxiliaires (ventilation, chauffage additionnel,  éclairages) sont inférieures à 50 KWh / m² / an (tolérance différente en fonction de la zone géographique du bien immobilier).

Label BBC est plus exigeant que le label « maison passive »

Donc si vous avez bien suivi, le label BBC est plus exigeant pour la consommation annuelle d’énergie primaire globale de la maison que le label « maison passive ». En effet, le label BBC est plus récent est prend donc en compte la consommation globale de votre logement alors que le label maison passive est extrêmement exigeant sur la performance thermique de l’enveloppe de votre maison (15Kwh/m²/an) mais moins exigeant sur la consommation globale d‘énergie primaire (120Kwh/m²/an).

Les normes en France  RT et HQE et THQE

Depuis 2005 et 2012 (et la RT, puis HQE et THQE), le secteur du bâtiment français s’est préparé « lentement » à l’évolution presque radicale des normes, en effet petit à petit les choses vont évoluer depuis la phase de conception, en passant par la mise en œuvre et pour finir en rajoutant une étape de contrôle effective de la performance de cette mise en œuvre spécifique, exigeante mais primordiale.

L’immobilier neuf et le BBC

L’immobilier neuf va voir apparaître une nouvelle réglementation thermique : la RT 2012. Ses caractéristiques sont conformes au Grenelle de l’Environnement.

Ainsi, toute construction résidentielle neuve dont la demande de permis de construire sera déposée à compter du 1er janvier 2013 devra être un Bâtiment Basse Consommation (BBC) et afficher une consommation d’énergie primaire inférieure en moyenne à 50 kWh / m² / an (moyenne modulée en fonction de la zone géographique du bien immobilier et de son usage).

Ce qu’il faut retenir de la norme BBC

Acquérir un logement neuf qui respecte la norme BBC vous permet de réduire considérablement votre facture énergétique mais aussi de bénéficier d’un confort maximal !

Il vous faudra cependant veiller à assurer le prolongement de votre démarche en investissant systématiquement, par exemple, dans de l’électroménager de classe énergétique A minimum (A+ c’est mieux et A++ c’est top !!!).

Faire labelliser sa maison BBC

Vous pouvez donc faire labelliser votre maison BBC tout en sachant qu’à partir du 1er janvier 2013, toutes les maisons neuves devront respecter la réglementation thermique RT 2012. Soyez donc vigilant et exigeant. Et ne cédez pas au surcoût systématique, pour cela faite jouer la concurrence. Cela prend certes du temps mais le jeu en vaut la chandelle car au final votre banquier sera aussi plus en confiance au moment de passer à la signature du prêt ! Et vous pourrez respirer et profitez plus en fin de mois (nous verrons tout cela plus en détail par la suite).

consomation-energie-primaire

Je vous invite bien entendu à consulter le site Effinergie pour retrouver toutes les informations dont vous aurez besoin : http://www.effinergie.org

Ainsi que le site RT2012 le guide : http://rt2012-leguide.com/

Exemple de prix d’une maison performante basse consommation

Exemple maison BBC avec prixVoici un exemple d’une maison basse consommation ossature bois écologique, bioclimatique et basse consommation  qui n’a pas coûté plus chère qu’une maison conventionnelle. Elle a coûté 140 000 euros (depuis les fondations jusqu’aux finitions). Soit 10% plus cher que ce que peut proposer un maçon pour une maison conventionnelle en agglo : 125 000 euros (non écologique et non basse consommation).